Lundi 13 avril 2020, alors que l’Algérie accueille le pape Léon XIV dans le cadre d’une tournée africaine et d’une escale soigneusement orchestrée pour redorer le blason d’un régime en quête de légitimité internationale, un double attentat terroriste vient briser le récit officiel d’un pays supposé pacifié et maître de son destin. À Blida, une ville de 300.000 habitants située à seulement quarante kilomètres d’Alger, deux kamikazes se font exploser à quelques instants d’intervalle, tout près du siège local de la sécurité.
Premier bilan: deux morts, les terroristes eux-mêmes, dont les ceintures explosives ont été activées dans la précipitation, et plusieurs blessés. Les images, diffusées en masse sur les réseaux sociaux, montrent des corps déchiquetés, des riverains paniqués et des scènes de chaos qui rappellent tragiquement les heures les plus sombres de la décennie noire. Pourtant, dans les heures qui suivent, le régime algérien va déployer une stratégie de déni et de musellement médiatique d’une ampleur inédite, révélant à la fois son incapacité à protéger le pays et son talent à manipuler la réalité, y compris au prix d’un forcing diplomatique embarrassant.



