Sur les sentiers escarpés du Haut Atlas, là où le souffle des athlètes se mêle au silence des montagnes, Nabil Gayl avance d’un pas sûr, reflet d’une détermination forgée par un homme qui a su se reconstruire.
Au cœur de la course “Sonasid High Atlas Ultra Trail”, organisée les 18 et 19 avril dans les montagnes du Haut Atlas (province d’Al Haouz), avec la participation de plus de 1.150 coureurs de différentes nationalités et de tous niveaux, la présence de Nabil n’avait rien d’ordinaire : elle racontait, à elle seule, une véritable histoire de défi.
Âgé de 41 ans, originaire de Casablanca et ayant des racines dans le sud-est du Royaume, Nabil est passionné de sport depuis l’enfance, notamment de course de fond.
Il rêvait de devenir champion du 1.500 mètres, inspiré par le célèbre champion du monde Hicham El Guerrouj.
Mais le destin en a décidé autrement. Un cancer a bouleversé sa vie, entraînant l’amputation de sa jambe gauche et mettant brutalement fin à un rêve qui grandissait avec lui. Une épreuve douloureuse qui l’a contraint à tourner la page du sport.
Nabil a alors choisi de se consacrer aux études, traçant une nouvelle voie dans le domaine de la programmation informatique, où il a trouvé une certaine stabilité professionnelle.



