Un VPN peut masquer votre adresse IP, chiffrer votre trafic réseau et limiter ce que votre fournisseur d’accès, un Wi-Fi public ou un site web peuvent déduire de votre connexion. C’est utile, parfois même indispensable. Mais de là à parler d’anonymat garanti, il y a un gouffre.
Les VPN ont longtemps été vendus comme des outils capables de vous rendre invisible en ligne. Une adresse IP masquée, un tunnel chiffré, un serveur à l’autre bout du monde, et hop, plus personne ne saurait qui vous êtes ni ce que vous faites sur Internet. Séduisant, mais pas tout à fait exact. Car un réseau privé virtuel n’agit pas sur tout ce qui permet de vous identifier en ligne, mais sur une partie bien précise de votre connexion. Lui demander de garantir votre anonymat revient à lui prêter un rôle qu’il n’a pas : vous faire disparaître d’Internet, alors qu’il sert d’abord à sécuriser un canal de communication.



