Devant les députés, Azzedine El Midaoui a détaillé la refonte de la carte universitaire : le nombre d’universités publiques doit passer de 12 à 27, 66 nouveaux établissements sont déjà créés et 50 autres, de nouvelle génération, sont programmés d’ici 2030, afin de corriger des disparités territoriales jugées profondes.
La première séance de questions orales de la 12e législature, tenue ce lundi 26 octobre à la Chambre des représentants sous la présidence de Mustapha Baitas, a placé l’enseignement supérieur au premier plan. Les différentes composantes de la Chambre ont ainsi interpelllé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation sur la justice spatiale, un sujet qui a occupé l’essentiel des neuf questions qui lui étaient adressées. Dans sa réponse, Azzedine El Midaoui a affirmé que la réforme du système passe par une révision de la carte universitaire, de la gouvernance et de la répartition des établissements, avec un double objectif : instaurer l’équité territoriale et répondre aux mutations démographiques et économiques.
Le ministre a d’abord inscrit ce chantier dans la continuité. À l’en croire, la justice spatiale dans l’enseignement supérieur n’est pas une préoccupation nouvelle : elle s’insère dans un parcours de réformes et de grands projets initiés par le Royaume, de la régionalisation avancée à la loi-cadre relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique. Son département, a-t-il souligné, prolonge les politiques publiques antérieures tout en y apportant les correctifs que réclament les déséquilibres constatés.



