Après des années de disette hydrique, le Maroc respire. Les pluies exceptionnelles enregistrées depuis décembre rebattent les cartes et redonnent de l’espoir à un pays confronté à un stress hydrique structurel. Selon le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, les réserves actuelles devraient garantir au moins une année d’approvisionnement aux réseaux les plus vulnérables et jusqu’à deux ans pour d’autres régions. Mais cet excédent d’eau a aussi mis à l’épreuve les infrastructures : 124 tronçons routiers sur 168 endommagés ont été rouverts, tandis que 44 restent fermés. Un bilan complet des dégâts est attendu vendredi.
S’exprimant lors du point de presse tenu, jeudi 11 février, à l’issue du Conseil de gouvernement, Nizar Baraka a indiqué que les barrages ont reçu plus de 12 milliards de mètres cubes d’eau, depuis le 1er septembre 2025, soit 134 % de la moyenne habituelle. En deux mois seulement, l’essentiel des apports annuels a été enregistré. Résultat : le taux de remplissage national est passé de 31,1% le 12 décembre 2025, à 69,35% le 11 février 2026 aujourd’hui, un niveau inédit depuis 2018.



