Le système de protection sociale au Maroc est engagé dans un processus de réforme visant à reconfigurer ses fondements et ses mécanismes d’intervention. Lors d’une récente interpellation à la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Budget, M. Fouzi Lekjaa, a présenté un état des lieux critique de l’ancien fonctionnement du Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale (FAPSCS). Cette intervention met en lumière les défis d’une transition vers une gestion plus efficiente des dispositifs de solidarité.
Les analyses menées, corroborées par des rapports d’audit, ont identifié des défaillances structurelles qui auraient longtemps caractérisé l’action sociale. Le constat fait état d’une coordination insuffisante entre les multiples programmes et services sociaux, estimés à environ 90. Cette fragmentation aurait entraîné une dispersion des ressources et une dilution de l’efficacité des interventions. L’absence de critères de sélectivité clairs dans l’attribution des aides aurait également pu générer des chevauchements et des coûts superflus.



