Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a alerté, lundi à Genève, contre une « offensive sans précédent et assumée contre le droit international », dénonçant une aggravation généralisée des violations des droits humains dans le monde, tout en appelant les États à replacer ces droits au cœur des réponses aux crises actuelles.
Dans la mise à jour de son rapport annuel présentée à l’ouverture de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), M. Türk a décrit une situation mondiale marquée à la fois par des progrès réels et des reculs inquiétants, soulignant que « la lutte pour les droits humains est une histoire de progrès considérables suivis de régressions », mais que « la trajectoire est claire: elle va, en fin de compte, vers davantage de liberté ».
Il a toutefois mis en garde contre une détérioration rapide, évoquant « une offensive sans précédent et sans honte contre le droit international » qui provoque « des souffrances humaines effroyables ». Les conflits armés s’accompagnent, selon lui, de lourdes pertes civiles, de destructions massives d’infrastructures et d’un recours croissant à des technologies militaires comme les drones et les armes autonomes, faisant craindre une transformation durable de la conduite de la guerre.
Le Haut-Commissaire a également exprimé sa préoccupation face à la répression accrue des libertés fondamentales, à la montée de l’autoritarisme et à la multiplication des attaques contre les défenseurs des droits humains et les journalistes.
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« Nous sommes à court de signaux d’alarme », a-t-il averti, déplorant que « nos nombreux avertissements n’aient pas été entendus ».
Il a aussi pointé la progression des discours de haine, des discriminations et des restrictions visant les minorités.



