Force est de constater que la guerre se mène désormais à grandes volées de missiles balistiques. Or, pendant trente ans, la France a volontairement renoncé à ces missiles conventionnels. Elle a préféré miser sur la seule dissuasion nucléaire. Tout vient de changer et ça s’accélère avec deux compétiteurs : ArianeGroup/Thales et MBDA/Safran. Ils s'affrontent pour doter l'armée de Terre d'une capacité de frappe dans la profondeur. Explications.
Le 21 novembre 2024, la Russie tire pour la première fois l'Oreshnik sur l'Ukraine. Ce missile balistique conventionnel frappe à Mach 10. En France, le signal est reçu cinq sur cinq. La guerre en Ukraine a agi comme un révélateur brutal d'un vide stratégique entretenu depuis trente ans. La France constate qu'il lui manque une capacité de frappe dans la profondeur avec des armes conventionnelles.



